Explications grâce à un cas clinique de la notion de cure en Zig Zag en homéopathie uniciste

 

Cet article a pour motivation de dépeindre ce que l’on vit tous les jours en homéopathie uniciste : devoir utiliser plusieurs médicaments à la suite pour enfin voir émerger un élément suffisamment parlant pour être mis sur la bonne voie du remède..

Pourquoi faire cela ?

 

Simplement quand les signes de la personnes ne sont pas suffisants pour pouvoir dégager à coup sûr un médicament bien net.

 

C’est un peu comme ce jeu pour enfant où vous devez porter des lunettes déformantes pour dessiner quelque chose, difficile car on voit flou et donc le trait est imprécis.

 

Voilà ce que l’on nomme la cure en Zig Zag.

 

Alors, pour illustrer le propos, quoi de mieux que de vous présenter un cas !

 

Et par n’importe lequel, celui de ma femme bien aimée.

Fin août, elle revient d’une semaine de vacances avec nos 2 filles (eh oui papa est resté travailler au cabinet pendant la semaine..).

Pas bien du tout..

 

Diarrhée chronique, l’obligeant à sortir du lit, en courant..

Je vous livre l’histoire comme je l’ai eu…par bribes..

 

J’avais juste cela comme info, avec des borborygmes, ces bruits abdominaux constants, qui apparaissaient semble-t-il surtout après le café.

 

Quand on est Praticien en Homéopathie Uniciste, le premier réflexe est de penser immédiatement à Sulphur.

Sans autre signe, je donne Sulphur…rien !

Je tente une dynamisation de sulphur supérieur..le bide..

Et là intuition aidant, je me dit Thuja..que je donne off course.

Thuya améliore car les borborygmes s’évanouissent mais point la diarrhée matinale.

 

Je reprends le cas, et apprend qu’en fait, la sensation de diarrhée oblige à quitter le lit pour aller à la selle, puis quelque temps plus tard dans la matinée, retour de la diarrhée.

Et que pendant les vacances, il y a eu même quelques petits accidents au moment de la course pour se rendre aux toilettes.

Là, je me dis que l’histoire prend un autre chemin et donne Aloe, car Aloe a les bruits intestinaux, la diarrhée, et surtout une insécurité rectale.

Et aloe fait plouf car retour des borborygmes qui avaient disparu, vous vous souvenez avec thuja..

 

Mais je ne suis pas du genre à baisser les bras rapidement..

 

Je redonne thuja, n’ayant pas d’autre candidat meilleur à l’heure actuelle.

 

Quelques temps plus tard, elle me dit qu’elle a une douleur affreuse de sciatique.

Je me dits « ha ha, voilà l ‘énergie vitale qui pousse dans un coin pour me montrer du doigt le remède à donner…suivons la piste »..

 

Voici ce que révèle la dite sciatique :

Elle est à gauche, aggravée en position debout et améliorée en ramenant la jambe et la cuisse sur l’abdomen.

Et là sort Kalium bichromicum.

 

Lequel a aussi les diarrhées qui poussent à sortir du lit le matin.

Kaali-bi est donné de suite en 30CH, quelque grains dilués dans un verre d’eau et 1 cuillère à café du verre.

Très rapidement la douleur de la sciatique s’évanouie..pour reprendre…le lendemain soir.

Reprise en 30CH…ne dure que quelques heures..

Reprise en 200K, suivie un quart d’heure plus tard d’une terrible augmentation de la douleur de la sciatique, que l’on nomme « aggravation similaire » ce qui signifie que la douleur elle-même est aggravée signant la justesse du remède mais que sa puissance est un poil trop forte.

Cette aggravation durera quelques heures mais pas de douleurs pendant plusieurs jours ;

Ensuite, poursuite de Kali-bi en 200 quand nécessaire, soit 2 fois de plus et à ce jour

disparition de la sciatique ainsi que les diarrhées..

 

Voilà comment il est possible de faire venir à soi le remède qui sera capable de prendre en charge la somme des signes caractéristiques de la personne…

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