Un cas aigu : épisclérite

 

épisclérite, inflammation d'une membrane interne de l'oeil.

épisclérite, inflammation d’une membrane interne de l’oeil.

Jeudi 2 juin 2016 une patiente arrive au cabinet pour le suivi de son traitement.

 

En entrant, je remarque qu’elle a l’oeil droit rouge, prenant cette inflammation pour une conjonctivite.

Elle m’informe que c’est une épisclérite et qu’elle a l’habitude de cela, en faisant 2 fois par an.

Je lui demande comment est sa douleur et elle m’annonce, que cela ne fait pas mal tant qu’elle ne bouge pas l’œil mais si par malheur elle bouge le globe oculaire, la douleur est exquise !

L’oeil touché est changeant, à savoir que ce peut être le droit, puis le gauche voire même les deux en même temps.

La douleur et l’inflammation s’installe doucement et repartent de même.

La douleur est augmentée si elle se penche en avant. La douleur alors est comme si l’oeil était « poussé » vers l’extérieur de l’orbite.

Elle a aussi des douleurs articulaires et une soif constante, importante, augmentée depuis la survenue de l’inflammation.

 

Analyse :

  • Il est important d’avoir un médicament qui a une très grande affinité pour l’œil ;
  • Un médicament qui a la capacité à être périodique car cette inflammation revient 2 fois par an ;
  • Un médicament qui a une coloration récidivante ;
  • Il faut que ce médicament représente une douleur qui survient au moindre mouvement de l’œil :
  • Il y a aussi une soif importante :
  • Et ce que l’on nomme, un concomitant, quelque chose qui accompagne, des douleurs articulaires.

 

 

Je ne me sers du répertoire informatique pour voir quels sont les médicaments proposés :

Répertorisation

Il me faut choisir maintenant le remède le plus approprié, non pas seulement à l’affection oculaire, mais à la patiente en sa globalité.

 

Arsenicum (Ars) : la patiente est calme, ni angoissée, ni agitée. La douleur n’est pas décrite comme brûlante, alors il est impossible qu’arsenicum soit le remède ; je l’écarte.

 

Sulphur (Sulph) : il n’y a pas de signes majeurs de sulphur pour pouvoir en étayer la prescription.

 

Bryonia (Bry) : Ici, l’affaire est différente car Bryonia est un médicament dont les signes s’installent lentement ; cadrant avec les dires de la patiente.

C’est un très grand médicament de l’œil et surtout il est caractéristique pour les douleurs qui surviennent au moindre mouvement.

Il est aussi un très grand remède de douleurs et affections articulaires et a souvent une grande soif.

 

On l’aura compris, Bryonia est le seul médicament proposé par la répertorisation qui « correspond » à la douleur locale de l’oeil et « épouse » les autres caractéristiques données par la patiente.

 

Je donne donc Bryonia.

 

Le soir de la même journée, je reçois un SMS de la patiente dont je vous colle le texte :

 

  « Bonsoir mr Dumas, ce soir cela va beaucoup

beaucoup mieux j’ai encore un peu mal mais j’ai

l’œil moins rouge ça marche super MERCI « 

arreter-fumer-homeopathie

Voilà un exemple de ce que peut accomplir l’homéopathie uniciste…

 

 

 

 

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *